Investigations trinitaires (04) : autre thème et variations.

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Résumé : Pour compléter le tableau, voici trois variations sur le thème des figures divines, non monothéistes celles-ci. Le polythéisme, le panthéisme et le Dieu amour-tendresse.

Faut-il renoncer au monothéisme ? Ne faut-il pas l’assouplir ? Historiquement, le monothéisme semble avoir pris la suite d’autres figures religieuses, notamment les multiples formes de polythéisme (plusieurs dieux) ou celles du panthéisme (tout est divin). Ces figures sont innombrables et toujours d’actualité dans bien des régions de la Planète. Les historiens des religions et des mythes ont su les décrire dans de nombreux cas, mais l’absence d’écrits et de pratiques rend difficile l’accès aux traditions orales ou disparues. Certains spécialistes estiment qu’il a peut-être existé des formes de monothéisme avant le polythéisme. Il serait lié à une perception assez floue d’une unité cachée derrière les apparences. Qui sait ? Difficile à savoir. Le polythéisme est souvent associé à paganisme, et paganisme associé à paysan. Le polythéisme serait donc la forme naturelle de la religiosité post révolution néolithique. Avant, les religions du paléolithique sont plus floues. Quant au panthéisme, il représente une version plus intellectuelle du désir religieux d’union avec la nature. Restons-en, par conséquent, à des considérations générales. De nombreux ouvrages et de sites internet compléteront les simplismes exposés ici et les corrigeront.

Le polythéisme est la figure religieuse qui pose l’existence de plusieurs dieux, voire de multiples divinités et entités dites « surnaturelles » indépendamment de l’homme naturel : dieux, déesses, esprits et démons, héros, voire fantômes etc. Il s’exprime initialement sous la forme de l’animisme, c’est-à-dire l’idée selon laquelle les entités et les énergies de la nature sont habitées par des êtres spirituels, voire conscients : rivières, sources, arbres, montagnes, nuages, animaux, poissons, oiseaux, volcans, séismes, saisons etc. Les ancêtres, les morts, aussi entrent dans le panthéon de dieux ou d’inspirateurs. Le polythéisme est lié, semble-t-il le plus souvent, à la condition d’agriculteurs, de potiers, de forgerons. La condition nomade propose une perception des phénomènes naturels différente, puisque les nomades ne délimitent pas de territoires et ont une sensation plus globale de la nature. J’écris cela, car je me suis souvent demandé pourquoi le monothéisme était apparu et s’était amplifié plutôt chez des populations nomades. Le polythéisme s’exprime également à travers la personnification de qualités et de caractères humains : on associe la force, la sexualité, la colère, la fidélité à des divinités. On adjoint également des divinités à des métiers ; le dieu des artisans, la déesse des semeurs et des moissonneurs, celui ou celle des marchands etc. pas très différents, du reste, des cultes des saints dans les espaces catholique et orthodoxe.

Les divinités s’organisent en panthéons, selon que les dieux et autres êtres surnaturels sont plus compétents, plus forts, plus universels. Leurs épopées font l’objet de mythes souvent passionnants au sein desquels les grandes questions de la vie sont rarement oubliées : relations entre la sexualité et la mort, sources et naissances des différents êtres naturels, apparition de l’organisation villageoise ou urbaine, origine de l’injustice, de la maladie et de la souffrance, capacités et limites de la connaissance, apparition du langage etc. Au-delà de la vie humaine, toute la nature et tout l’univers, astres, étoiles, animaux, poissons, arbres, sont mis en scène dans les récits des origines. Certains animaux et certains êtres cosmiques sont eux-mêmes divinisés.

Le polythéisme a continué à vivre même lorsque la raison philosophique, puis la rationalité scientifique ont « dés-animé » la nature, en la réduisant à des interactions entre des éléments matériels qui obéissent à des lois et des rapports géométriques et quantitatifs. Non sans résistance. De grands scientifiques ont continué à croire en des fantômes, des esprits ou autres êtres dits surnaturels agissant derrière le voile des apparences, tandis que d’autres savants pratiquaient l’alchimie ou l’astrologie. Aujourd’hui, le polythéisme réapparaît et revient à la mode sous des formes originales, humoristiques parfois, soulevant toujours des questions vitales : les « héroic fantasy » ou nombre de romans de science fiction, qui se développent dans la littérature, le cinéma et les médias, les jeux vidéos, sont peuplés de gnomes, d’elfes, dragons, gobelins et autres êtres fantastiques, et leur fécondité littéraire n’est pas à démontrer. Leur univers représentent-ils une alternative aux confessions de foi des religions instituées ? Non, en apparence, puisqu’il s’agit de second degré. Mais des sectes adoptent des thèses développées dans ces fantaisies et elles conduisent à des emprises sur les cerveaux. Il se peut aussi que nombre de lecteurs ou de joueurs prennent ces récits au premier degré, même si l’immense majorité les adoptent de façon ludique. Et votre serviteur le sait, grâce à ses enfants qui l’ont initié.

L’animisme est vivace dans de nombreux pays du monde, dans l’hindouisme et le shintoïsme notamment, mais aussi dans les religions d’extrême-orient qui habitent la Chine, le Japon, la Corée. Il imprègne de nombreux territoires africains, américains, caraïbes et en Europe, il est assez en vogue même chez certains intellectuels qui mettent en procès le monothéisme. Je renvoie aux articles, aux encyclopédies, aux ouvrages sociologiques qui connaissent mieux la question.

Le polythéisme, ou plus précisément le paganisme, la religion des paysans, fut la cible première des grandes religions monothéistes. Intellectuellement parlant, il n’était pas suffisamment armé pour leur résister, les monothéismes ayant l’avantage de proposer une cohérence plus forte. Dans le mouvement qui va du polythéisme vers le monothéisme, il y a des étapes intermédiaires. Il y a par exemple le dualisme religieux, tel le manichéisme au Moyen Orient, qui, pour rendre compte de la lutte entre le mal et le bien, projette dans le divin l’existence d’un Dieu du bien qui s’oppose à un Dieu du mal. Le dualisme a pris des formes philosophiques, comme la gnose dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, qui ont conduit à des dualismes paradigmatiques non sans quelques dégâts : oppositions esprit-matière, corps-âme, liberté-déterminisme, culture-nature, etc. Le Christianisme et l’Islam ont été contaminés, en inventant des forces du mal, des diables, des Satan, bien pratiques pour dédouaner Dieu de l’origine du mal, d’une part, pour démontrer le combat et la complicité de l’homme avec ces forces, d’autre part. Le Livre de l’Apocalypse semble les avoir hypertrophiées dans les mentalités, indépendamment du style littéraire très particulier de cet ouvrage. Les deux siècles de massacre des sorcières, figures à qui on a attribué des comportements démoniaques, au seizième et dix-septième, ont coïncidé avec le développement des sciences et l’expansion mondiale du Christianisme. Des savants de cette époque auraient expliqué que la science était là pour arracher aux femmes le pouvoir qu’elles avaient sur la nature. Comme quoi, le dualisme peut servir de couverture à d’autres rapports humains conflictuels plus cachés. Je n’en écris pas plus.

Le polythéisme mériterait un développement plus vaste sur la polysémie de ses formes. Face aux évolutions techniques et scientifiques et la progression de la raison, il a semblé ne pas tenir la route. Pourtant il revient en force par la fenêtre là où il a été chassé par la porte. Il a inspiré des épopées, des mythologies, des légendes et il alimente de nombreux pans de la culture, depuis la musique jusqu’au cinéma et aux jeux. En définitive, comme vaste moment historique, il est constitutif de la structure humaine et de fonctions et processus sociaux et psychologiques. On aurait tort de les ignorer avec condescendance. Bien des récits de fiction et de magie anticipent des compréhensions scientifiques, non seulement dans le domaine des sciences humaines, mais aussi dans celui des sciences dures. Je connais un scientifique avouant avoir trouvé des intuitions dans ses travaux par le biais d’une idée puisée dans une « héroïc fantasy » et un autre en observant l’agitation des feuilles dans un arbre à qui il a attribué une intention cachée.

Il y a un point qui intéresse beaucoup notre réflexion : le polythéisme et l’animisme peuplent l’univers de divinités. Ce sont des sources d’imaginaire et de vie extraordinaires. Or dans la réalité naturelle, les êtres vivants se développent en se diversifiant et en combinant leurs interactions avec un mélange d’improvisation, de créativité et d’adaptation que l’imagination religieuse et fictionnelle n’a rien à envier. La tristesse, l’uniformité et le simplisme des pratiques, des rites et des dogmes monothéistes ont besoin de cet imaginaire et de cette créativité. Historiquement en Europe, du reste, des périodes comme le baroque ont laissé de l’espace à cette imagination vivante. À titre personnel, j’aime le dépouillement des cryptes romanes nues, mais j’aime aussi le déchaînement vivifiant et imaginatif du baroque ou l’irisation lumineuse de la Renaissance ; j’apprécie une musique simple comme un chant grégorien, mais je goûte aussi passionnément la vitalité d’une symphonie romantique ou d’un opéra fondé sur une trame mythologique. Les deux sont nécessaires : simplicité et diversité de la vie.

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Et le panthéisme ? Le panthéisme est la fusion de Dieu avec la nature ou de la nature avec Dieu. La nature est divinisée ou inversement « Dieu, c’est la Nature ». Le panthéisme est parfois classé comme une forme de polythéisme. Pour clarifier la question, je préfère le mettre à part. Il s’agit d’une attitude religieuse au départ, mais en fin de compte très intellectuelle adoptée par de grands philosophes (le taoïsme, les stoïciens ou Spinoza et ses disciples), par des scientifiques -qui se réfèrent beaucoup à Spinoza ou au Tao-, et que des personnes qui s’affirment volontiers athées ou agnostiques trouvent séduisante. Le panthéisme permet, non sans génie, d’allier une unité de contenu avec une diversité de forme, tout en dépassant les contradictions apparues avec la notion de transcendance. De ce point de vue, la pensée de Spinoza, bien que complètement essentialiste et statique comme l’a démontré Hegel, en représente la perfection et la quintessence.

On remarquera que des courants écologistes un peu radicaux de notre temps sont tentés par le panthéisme. Je pense à l’hypothèse de la Planète Gaïa, par exemple. La divinisation de la Nature, et dans le cas présent de la Terre, s’oppose à la conception post-cartésienne selon laquelle la nature n’est qu’une grosse machinerie composée d’éléments matériels soumis à des lois scientifiques, ou la conception marxiste selon laquelle la nature n’est qu’un pôle de la dialectique matérialiste et un capital au service du travail… sans oublier le rouleau compresseur capitaliste et commercial pour lequel la nature n’est qu’un puits de ressources minières, énergétiques et biologiques au service des entrepreneurs et des financiers.

Le panthéisme présente l’avantage d’offrir une cohérence logique et éthique qui plaît à l’intellect bien plus que la pagaille polythéiste d’une part, ou le refuge monothéiste dans la transcendance. En revanche, il pose la question de la place de la conscience réfléchie dans la hiérarchie des êtres : les entités conscientes, voire spirituelles, tels les humains, d’autres habitants sur d’autres planètes, ou éventuellement des anges ou des esprits, seraient-ils inférieurs au Grand Tout, sans conscience et sans forme ? Je lisais chez un auteur contemporain que la conscience n’est qu’une sorte de petit appendice mystérieux développé au cœur de l’Univers afin que celui-ci, durant quelques instants infinitésimaux, prenne conscience de lui… avant de disparaître dans le non-conscient. Il est aussi possible de concevoir le Grand Tout comme une sorte de vaste conscience, un grand Esprit à la fois déterminé par sa structure et libre dans son action. En ce sens, certaines grandes épopées philosophiques où l’esprit prend conscience de soi à travers l’Évolution et l’histoire peuvent apparaître comme un panthéisme spirituel.

Le panthéisme, comme le polythéisme, sont des formes religieuses qui accompagnent en souterrain toutes les cultures et toutes les philosophies, même athées (je ne parle pas de l’athéisme paresseux). Du côté des théologiens des religions monothéistes, il a été conçu la notion de « panenthéisme » : il ne s’agit pas de confusion entre la nature et le divin ou l’Esprit, mais de Dieu présent en Tout, tout en ne s’y identifiant pas. Cette astuce théologique est très habile. Elle reflète quelque peu le mystère de la conscience dans son rapport au corps ou à l’organisme qu’elle pense et peut animer. Sans dualisme (deux principes d’action dans le réel), ni monisme (un seul principe d’action). Pour un croyant quelque peu philosophe ou pour un intellectuel soucieux de cohérence, la notion de panenthéisme est séduisante et utile. Toutefois, cela paraît bien abstrait face aux questions existentielles, éthiques et politiques. Pour rejoindre les préoccupations de chacun et pour donner sens à l’action et aux passions, l’océan est vaste à traverser. Le risque du panthéisme et même du panenthéisme est d’apporter des réponses hâtives à bien des tragédies de la condition humaine.

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Dernière figure du divin, un peu nouvelle, dont on ne sait si elle est proche d’un monothéisme fusionnel ou d’une forme dégénérée de polythéisme. Pour être franc, elle me fait souvent beaucoup rire, non sans quelque vague-à-l’âme. Du comique au tragique, le chemin est plus court qu’il ne le paraît ! Je ne me moque pas de ceux qui l’ont colportée ces dernières décennies et que l’on trouve dans les communautés chaudes. Ils en sont eux-mêmes les victimes.

Dieu est amour, tendresse, copain-copain, il marche avec nous dans la rue, dans le métro, il frappe à nos portes, il est dans nos cœurs, etc. Cœur, au sens sentimental du terme -style Gala et Point de Vue Images du Monde-, j’entends, pas au sens biblique. Le cœur au sens biblique est plus proche d’une idée de principe vivant d’intelligence et d’action, que de celle de sentiment et de la mièvrerie qui l’accompagne. Nombre de prédicateurs dans leurs sermons carillonnent les oreilles de leurs fidèles avec leur « Dieu est amoooooouuuur », qui résonne avec leur propre manque affectif et qui racole tous ceux qui sont dans la même situation. Je ne critique pas le Dieu amour en soi, loin de là : encore faudrait-il savoir ce qui est mis sous le mot « amour » tout autant que sous le concept de « Dieu » que je balaie depuis le début de ces pages. Je dirai un mot sur la notion d’amour plus bas.

Cette approche de l’amour sentimental et tendre, copain-copain, élevé au niveau du divin, est à la source de manipulations d’une grande perversité, dans les communautés chrétiennes, notamment : bien des catholiques, milieu que je connais trop bien, n’osent revendiquer ou dénoncer les injustices, les abus de pouvoir, les mensonges, les culpabilisations, les aliénations dans leur Église, au nom de la charité et de l’amour de Dieu. Paul de Tarse en a ajouté des tonnes à travers des catalogues de bons sentiments qu’il expose souvent dans ses épîtres : dans d’autres contextes, je précise. Combien de fois est-il évoqué pour ne pas faire de vagues ou scandaliser ! Au nom de l’amour de Dieu et de la charité chrétienne, des prêtres, des évêques, des responsables de communautés, manipulent et exploitent nombre de croyants de bonne volonté, piégés par le sentimentalisme sacralisé. Des membres d’autres communautés abordent les passants, les croquantes et les croquants, en leur proposant le Salut au nom de l’amour de Dieu, et en distillant un discours de culpabilité à celui qui refuse cet amour. En d’autres termes, venez dans ma paroisse, dans ma secte, dans ma confrérie bien chaleureuse : vous y trouverez le salut et la connaissance d’un Dieu qui vous aime, qui est proche de vous et qui vous fusionnera dans ses bras brûlants de tendresse… Mais, discours caché, malheur à vous si vous ne venez pas ! Ou plus atténué : « qu’est-ce que tu dois être malheureux de ne pas croire à l’amour de Dieu ! »

On peut comprendre le besoin de tendresse dans un monde qui apparaît dur et violent. Les progrès des sciences et des techniques, médicales par exemple, permettent à des personnes fragiles de demeurer vivantes et actives. Ceux des médias universalisent les périls à l’échelle de la Planète, périls sur lesquels les individus n’ont pas de prise. La démocratie donne la parole à tous, mais les idéologies et les tigres et les renards des partis la confisquent ou la déforment. L’aspiration à plus de tendresse est légitime et certainement nécessaire à notre époque. Mais elle ne justifie pas le prosélytisme ou les discours de culpabilisation destinés à attirer ou conserver les ouailles, encore moins l’utilisation de cette aspiration pour inculquer des dogmes et des théories morales sans critique, sans recul, et surtout à gruger et cultiver abusivement les énergies des volontaires, salariés et bénévoles. La prédication du Dieu Amour s’accompagne presque systématiquement d’un anti-intellectualisme destiné à flatter les plus faibles, et d’un irrespect à l’égard des lois et du droit. L’amour noie la justice. De plus, il encourage un certain conservatisme qui se satisfait des structures existantes, mentales et institutionnelles.

L’amour de Dieu, du moins tel qu’on peut le pressentir dans l’univers biblique, n’a pas grand chose à voir avec ces torrents de sentimentalité et de tendresse niaise et abêtissante. Allez raconter cela à des islamistes ou à des SS ! Le concept d’amour mériterait de très longs développements, je le reconnais. Disons simplement qu’il est avant toute chose créateur de vie et d’humanité. Il redresse, met debout les personnes, riches et pauvres, faibles et fortes, inspirées ou non, surtout quand elles sont abattues par l’adversité. Il engage dans des combats, fait prendre des risques, pour plus de justice, de solidarité, de responsabilité, de générosité et de reconnaissance… Reconnaissance personnelle, sociale, politique, humaine. Il libère la parole et l’esprit. Bref, il est source de créativité et de process de développement. S’il est parfois consolant et fusionnel, ce n’est que pour des moments limités de vraie souffrance, de défaite, de dépression. Au moment de l’écoute. Le Christ Jésus sert de caution à toute la niaiserie du Dieu amour-tendresse, en raison de l’appel vrai à l’amour de Dieu et du prochain. Or, tel qu’on le lit dans les évangiles officiels, s’il fait parfois preuve de tendresse envers ses amis et les victimes de la vie, il agit plutôt dans le sens de la reconnaissance et du don de la parole aux petits, de la libération des exploités et des prisonniers, dans le sens de la contestation parfois violente des institutions religieuses et politiques, de la fécondation des intelligences… et non dans le sens de la conservation de dogmes ou de rites établis. Il se réalise humainement dans le don de soi totalement risqué de sa vie et de son esprit pour libérer de la mort et du mal…

Pour clore cette dernière figure, celle de l’amour-tendresse élevé au niveau du divin et sacralisé, je dirai simplement qu’elle est entropique -et donc mortifère- : son anti-intellectualisme conduit au flou total sur les concepts dont on parle, sa régression affective détruit la créativité humaine, son colportage conforte les traditionalismes et les conservatismes les plus réactionnaires. Dans un univers en évolution et en fécondité permanente, qui n’avance pas recule. Pardonnez cette dernière proposition simpliste.

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