{"id":2366,"date":"2017-06-04T12:55:54","date_gmt":"2017-06-04T12:55:54","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2366"},"modified":"2023-10-12T10:08:01","modified_gmt":"2023-10-12T10:08:01","slug":"chemin-pyreneen-piemontais-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2366","title":{"rendered":"Chemin Pyr\u00e9n\u00e9en Pi\u00e9montais (5) &#8211; Baronnies"},"content":{"rendered":"<p align=\"CENTER\"><em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?page_id=1838184\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Retour page Compostelle <\/span><\/span><\/span><\/a><\/em><\/p>\n<p align=\"RIGHT\"><em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=1993\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (1) <\/span><\/span><\/span><\/a><\/em><br \/>\n<em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2035\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (2) <\/span><\/span><\/span><\/a><br \/>\n<em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2113\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (3) <\/span><\/span><\/span><\/a><\/em><br \/>\n<em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2214\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (4) <\/span><\/span><\/span><\/a><\/em><br \/>\n<\/em><span style=\"color: #800000;\"><strong><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (5)<\/span><\/span><\/strong><\/span><br \/>\n<em><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2489\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\"><span style=\"font-size: small;\">Chemin Pi\u00e9montais (6) <\/span><\/span><\/span><\/a><\/em><\/p>\n<h6 class=\"western\" align=\"RIGHT\"><span style=\"color: #008080;\"><span style=\"font-family: arial;\">Avril 2017, Moulin des Baronnies<br \/>\n<\/span><\/span><\/h6>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Saint-Bertrand-de-Comminges. Ce matin, j&rsquo;ai bien du mal \u00e0 m&rsquo;extraire de l&rsquo;h\u00e9bergement. Les escaliers qui acc\u00e8dent \u00e0 la Cit\u00e9 sont assez faciles et la vue qui s&rsquo;offre sur le village d&rsquo;en bas est color\u00e9e par les premiers rayons du Soleil. Le froid est toujours pr\u00e9sent, pas loin de celui qui a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 sous la tente, la veille.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-2375\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand1-300x225.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand1-300x225.png 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand1-768x576.png 768w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand1.png 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Dr\u00f4le d&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;une cath\u00e9drale dans un si petit village : une fois de plus, j&rsquo;observe le d\u00e9calage entre l&rsquo;Histoire et la r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9ographique. L&rsquo;entr\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9difice procure un choc, de ce choc \u00e9prouv\u00e9 lorsqu&rsquo;on acc\u00e8de en un lieu o\u00f9 se tisse une histoire mill\u00e9naire, une architecture qui isole du reste du Monde, des effets de lumi\u00e8res o\u00f9 tout vient d&rsquo;en haut. Lors d&rsquo;un voyage en Turquie, le m\u00eame choc s&rsquo;\u00e9tait produit en arrivant \u00e0 la Basilique Sainte-Sophie, \u00e0 Istanbul. Choc peut-\u00eatre encore plus grand, du reste, en raison du croisement de civilisations qu&rsquo;elle repr\u00e9sentait : Christianisme d&rsquo;avant les schismes, Monde romain, Islam&#8230; et aujourd&rsquo;hui soci\u00e9t\u00e9 civile. Sans doute, l&rsquo;\u00e9motion psychologique \u00e9tait-elle li\u00e9e \u00e9galement \u00e0 ma propre recherche. Ici, \u00e0 Saint-Bertrand, c&rsquo;est la distance entre la petitesse du village et la majest\u00e9 de l&rsquo;\u00e9difice qui surprend.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2377\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand2-300x227.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand2-300x227.png 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand2-768x582.png 768w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand2-1024x775.png 1024w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand2.png 1030w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/> Un orgue sculpt\u00e9 attire l&rsquo;attention. Je ne crois pas avoir beaucoup vu d&rsquo;orgues aussi impressionnants, par la richesse des sculptures, le nombre et la disposition tr\u00e8s harmonis\u00e9 des tuyaux, la vari\u00e9t\u00e9 des couleurs du bois. Le ch\u0153ur est occup\u00e9 par des stalles et il est inaccessible, mais cela donne du charme \u00e0 la circulation dans les all\u00e9es. \u00c0 travers quelques interstices, il est possible d&rsquo;entrevoir la richesse du ch\u0153ur, mais l&rsquo;angle de vue est \u00e9troit. De belles fresques religieuses et bas reliefs tapissent les parois de bois qui cachent le ch\u0153ur.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Je reste plus d&rsquo;une heure dans la cath\u00e9drale. Dehors sur la place, les compagnes et compagnons du g\u00eete de Marie boivent des caf\u00e9s et de la bi\u00e8re. Nous restons ensemble jusqu&rsquo;\u00e0 midi. Une fois de plus, j&rsquo;\u00e9prouve des difficult\u00e9s \u00e0 sortir du climat si particulier, chaleureux et complice, des marcheurs du Chemin de Compostelle.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Le GR78 repart \u00e0 travers des bois. De derni\u00e8res plong\u00e9es vers la Cit\u00e9 de Saint-Bertrand-de-Comminges enrichissent la perception. Plusieurs fois, je me retourne pour contempler la silhouette de la citadelle. Le prochain h\u00e9bergement est \u00e9loign\u00e9. Malheureusement, je rate des embranchements du GR ou plus exactement un raccourci rep\u00e9r\u00e9 le matin, avant de partir. Au bout d&rsquo;une dizaine de kilom\u00e8tres, j&rsquo;en explore un autre possible sur la carte du smartphone. Tr\u00e8s bien. Il faut traverser une prairie pour atteindre un petit sentier qui rejoint (th\u00e9oriquement) le village de Lombr\u00e8s. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la prairie, il y a en effet un sentier, mais il ressemble \u00e0 un chemin de ch\u00e8vres qui descend dans les sous bois. La pente est assez abrupte, au milieu de ronces, de branchages, de souches et de racines d&rsquo;arbres. Il m&rsquo;est impossible de retourner en arri\u00e8re. Sur la carte du smartphone, un petit ruisseau est indiqu\u00e9 et un petit pont doit le traverser. Le ruisseau existe, il n&rsquo;est pas si petit, et il n&rsquo;y a pas de pont. Le fameux sentier qui coupe n&rsquo;est pas le bon. Je longe vers l&rsquo;aval la rivi\u00e8re dans l&rsquo;espoir de d\u00e9nicher un pont. Pas de chance, la rivi\u00e8re en rejoint une autre plus large et repart en courbe dans la direction par laquelle je suis arriv\u00e9. Je remonte vers l&rsquo;amont \u00e0 la recherche de ce petit pont indiqu\u00e9 sur la carte. Les acc\u00e8s sont de plus en plus difficiles et bient\u00f4t la v\u00e9g\u00e9tation est telle que je ne peux plus progresser. Le petit pont, je le vois l\u00e0-bas dans les arbres, mais il est effondr\u00e9 et recouvert de v\u00e9g\u00e9tation et d&rsquo;un tronc qui le barre en travers. Je tourne en rond depuis pr\u00e8s d&rsquo;une heure. Il faut donc traverser.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2379\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand-Montserie-1-300x205.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"205\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand-Montserie-1-300x205.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand-Montserie-1-768x525.jpg 768w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/StBertrand-Montserie-1.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Il faut \u00e9viter que la proth\u00e8se ne soit mouill\u00e9e, en raison du circuit \u00e9lectronique du genou et des fils \u00e9lectriques dans l&rsquo;armature de la jambe. Je maintiens la proth\u00e8se en l&rsquo;air et, en m&rsquo;appuyant sur les b\u00e9quilles et en sautant d&rsquo;une pierre \u00e0 l&rsquo;autre, je parviens \u00e0 un premier \u00eelot d&rsquo;herbes. Mon habilit\u00e9 me surprend, je n&rsquo;ai rien \u00e0 envier aux flamants roses de Camargue. La seconde moiti\u00e9 de la rivi\u00e8re est plus \u00e9troite, mais le courant plus fort. Je marche dans l&rsquo;eau et parviens de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, le pied mouill\u00e9 et la proth\u00e8se s\u00e8che. Mais ce n&rsquo;est pas termin\u00e9, il faut maintenant grimper le talus qui, de pr\u00e8s, est plus \u00e9lev\u00e9 que je ne le devinais depuis l&rsquo;autre berge. Je m&rsquo;agrippe \u00e0 des racines et des branches et j&rsquo;escalade du mieux possible la rive, non sans la crainte qu&rsquo;une prise ne l\u00e2che ou, pire encore, que la proth\u00e8se ne se d\u00e9tache du moignon et chute dans la rivi\u00e8re en contrebas. Il ne faut pas rire, cela m&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 dans mes escalades de montagne, notamment lors d&rsquo;une mont\u00e9e \u00e0 Monts\u00e9gur en Ari\u00e8ge o\u00f9 la proth\u00e8se avait cass\u00e9 net dans la chute.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Ouf, \u00e7a y est. Je dois encore marcher dans la for\u00eat, au milieu d&rsquo;orties et de ronces. Voici le GR78 que j&rsquo;aurais d\u00fb prendre, mais qui est si boueux et pierreux que je ne sais pas si je dois regretter de ne l&rsquo;avoir pas pris. Mon \u00ab raccourci \u00bb n&rsquo;\u00e9tait pas pire. Voici le village de Lombr\u00e8s auquel on acc\u00e8de par un joli pont pi\u00e9tonnier. Heureusement, les paysages sont apaisants et illumin\u00e9s de Soleil. Dans le village de Mont\u00e9gut, juste apr\u00e8s Lombr\u00e8s, je m&rsquo;arr\u00eate pour pique-niquer et boire abondamment.<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Le g\u00eete que j&rsquo;entrevois est \u00e0 Monts\u00e9ri\u00e9. Il y a bien un h\u00f4tel \u00e0 Nesti\u00e9 quelques kilom\u00e8tres avant, mais il est au-del\u00e0 de mes tarifs. La route d\u00e9partementale qui se dirige vers Nesti\u00e9 est passante \u00e0 cette heure-l\u00e0. Parfois le rebord d&rsquo;herbes coup\u00e9s est \u00e0 peine suffisant pour que je marche en s\u00e9curit\u00e9. Arriv\u00e9 \u00e0 Nesti\u00e9, j&rsquo;aborde deux dames habill\u00e9es en marcheuses qui semblent un peu perdues. Ce sont deux femmes qui d\u00e9butent le Camino et qui sont parties le matin de Saint-Bertrand-de-Comminges. Mon podom\u00e8tre indique vingt-trois kilom\u00e8tres depuis la citadelle, mais j&rsquo;\u00e9prouve quelques doutes en songeant aux tours et d\u00e9tours auxquels m&rsquo;a amen\u00e9 mon raccourci \u00e0 travers les ronces et les broussailles. Je les informe qu&rsquo;il y a un h\u00e9bergement municipal \u00e0 Monts\u00e9ri\u00e9, \u00e0 cinq kilom\u00e8tres, et que le Maire du village nous attend. Elles semblent h\u00e9siter, je pars en avant d&rsquo;elles, elles me rattrapent au tr\u00e8s beau site du village de Hautaget, puis elles s&rsquo;engagent sur le sentier qui semble l&rsquo;officiel du Chemin Pi\u00e9montais. De mon c\u00f4t\u00e9, je pr\u00e9f\u00e8re continuer \u00e0 cheminer sur la route goudronn\u00e9e sur laquelle plus aucune voiture ne circule et qui se rend directement \u00e0 Monts\u00e9ri\u00e9. La soir\u00e9e est commenc\u00e9e et la marche est tr\u00e8s agr\u00e9able, sous un ciel d\u00e9gag\u00e9, tandis que la fra\u00eecheur enveloppe les corps et les sens. En arrivant \u00e0 Monts\u00e9ri\u00e9, le Maire m&rsquo;attend dans sa maison au bord de la route, en jardinant tranquillement. Il m&rsquo;indique le g\u00eete municipal et je le pr\u00e9viens des deux marcheuses. En effet, elles ne sont toujours pas arriv\u00e9es. Les voil\u00e0 : Nicole et Agn\u00e8s. Nous nous installons. Le Maire, sympathique mais un peu bourru et inquiet, vient nous expliquer le r\u00e8glement. Il semblerait que les marcheurs pr\u00e9c\u00e9dents aient laiss\u00e9 le g\u00eete dans une salet\u00e9 qui l&rsquo;a agac\u00e9.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2380\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/logo-monaco-300x267.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"178\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/logo-monaco-300x267.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/logo-monaco.jpg 530w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/> Il y a ce qu&rsquo;il faut dans les placards pour grignoter et le Maire reviendra le soir nous apporter de quoi compl\u00e9ter. Il y a une t\u00e9l\u00e9vision. J&rsquo;apprends que l&rsquo;\u00e9quipe de foot de Monaco s&rsquo;est qualifi\u00e9e pour la demi-finale de la Coupe des Champions. Pourquoi pas ?<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">*<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">L&rsquo;\u00e9tape prochaine est Esparros. Nous sommes entr\u00e9s dans de vrais paysages de montagne, en gros depuis le Col du Portet d&rsquo;Aspet, avec l&rsquo;exception de la plaine de Comminges. Aujourd&rsquo;hui, trois lignes de cr\u00eates sont \u00e0 franchir. Elles ne laissent pas de r\u00e9pit. Mont\u00e9e, descente, mont\u00e9e, descente, mont\u00e9e, descente. Il n&rsquo;y a cependant que quatorze kilom\u00e8tres. Je me l\u00e8ve t\u00f4t dans le g\u00eete de Monts\u00e9ri\u00e9, avant les deux dames, j&rsquo;avale un petit d\u00e9jeuner succinct, puis je m&rsquo;esquive. Dans le sac \u00e0 dos, il ne reste que du pain dur de la veille et une orange. Le Soleil est l\u00e0. Apr\u00e8s une pente douce d&rsquo;o\u00f9 s&rsquo;offrent d&rsquo;admirables plong\u00e9es sur la Cha\u00eene des Pyr\u00e9n\u00e9es, j&rsquo;attaque une premi\u00e8re mont\u00e9e \u00e0 travers les bois. Il ne faut pas se tromper. Le sentier est \u00e9troit, parfois \u00e0 peine d\u00e9gag\u00e9. Un tournant \u00e0 presque 180 degr\u00e9s \u00e9choue de peu \u00e0 m&rsquo;induire en erreur, et je crains pour les deux compagnes de la veille qui commencent le Chemin de Compostelle et ne sont pas exp\u00e9riment\u00e9es aux emb\u00fbches. Une fois la cr\u00eate franchie, une longue descente interminable conduit au Pont de Lortet. Le moignon me fait souffrir, ce qui est naturel apr\u00e8s une telle descente. Je m&rsquo;arr\u00eate pour une pause dans le bourg, sur un rebord de b\u00e9ton qui domine la rivi\u00e8re, la Neste, et je commence \u00e0 grignoter.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Dans la rivi\u00e8re, l&rsquo;eau jusqu&rsquo;aux genoux, deux p\u00eacheurs lancent leurs cannes \u00e0 la mouche. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux capture un poisson, puis le rejette \u00e0 l&rsquo;eau. Je l&rsquo;interroge : \u00ab une truite ? \u00bb. \u00ab Non, un saumon \u00bb. Bonne surprise. Trop petit pour \u00eatre gard\u00e9. Les eaux sont claires. Nous sommes loin de toute industrie et les pentes des montagnes se limitent aux for\u00eats et aux p\u00e2turages. Nous bavardons et le p\u00eacheur qui a pris le saumon m&rsquo;apprend qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 fait le Chemin de Compostelle. Le monde est petit.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Voici Nicole et Agn\u00e8s. Elles ne se sont pas \u00e9gar\u00e9es. Elles s&rsquo;installent sur une table un peu plus loin. Nous nous saluons et je repars. Apr\u00e8s la travers\u00e9e du canal de la Neste, puis d&rsquo;une voie ferr\u00e9e abandonn\u00e9e pr\u00e8s de laquelle il y a un panneau indiquant Danger, puis une nouvelle c\u00f4te, la descente vers Labastide est agr\u00e9able. Mais la derni\u00e8re ascension dans les bois est ardue. Quelques jeunes vachettes et taurillons gambadent dans un pr\u00e9, ils \u00e9gaient le sentier et distraient le marcheur impatient. Puis une descente acrobatique sur des pierres lisses acc\u00e8de au Col routier de Coupe. Le village d&rsquo;Esparros est visible en bas. Le GR78 continue \u00e0 travers la for\u00eat et rejoint le site du Gouffre d&rsquo;Esparros, connu pour ses cristaux d&rsquo;aragonite. Je n&rsquo;en avais jamais entendu parler et l&rsquo;apr\u00e8s-midi s&rsquo;avance suffisamment pour que j&rsquo;\u00e9prouve pas le besoin d&rsquo;aller le visiter. Malgr\u00e9 les quatorze kilom\u00e8tres, la journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 difficile. Le Soleil brille et les superbes panoramas de la montagne \u00e9clair\u00e9e sont suffisamment dignes d&rsquo;\u00e9merveillement. Nous sommes dans la r\u00e9gion dite des \u00ab Baronnies \u00bb.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Le tout petit village d&rsquo;Esparros ne dispose, en termes commerciaux, que d&rsquo;une boutique de produits r\u00e9gionaux tenue par une association et, par bonheur ou co\u00efncidence, est ouverte \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 j&rsquo;arrive. J&rsquo;ach\u00e8te une tourte locale en pr\u00e9vision du petit d\u00e9jeuner du lendemain. Il y a aussi un restaurant pizzeria. Le g\u00eete est tenu par un propri\u00e9taire priv\u00e9. De l&rsquo;ext\u00e9rieur, il semble assez joli. <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-2382 size-thumbnail\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/araignee-toile-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Mais on ne peut \u00e9viter une grosse d\u00e9ception : cher, rien dans les armoires, frigo vide, dortoirs o\u00f9 les lits sont enchev\u00eatr\u00e9s les uns sous les autres sur trois niveaux, toiles d&rsquo;araign\u00e9e partout, douches inaccessibles pour un handicap\u00e9, pour un amput\u00e9. Pas de r\u00e9seau, ni Wifi, ni 3G, ni t\u00e9l\u00e9phone. C&rsquo;est le premier h\u00e9bergement aussi douteux depuis le d\u00e9part de Mirepoix, et m\u00eame depuis Arles l&rsquo;an pass\u00e9. Nicole et Agn\u00e8s arrivent \u00e0 leur tour. Je leur laisse la meilleure chambre. Le propri\u00e9taire revient avec un panier et des victuailles hors de prix. Non, il se moque du monde. Il va encaisser son h\u00e9bergement sans rien faire. Nous pensons qu&rsquo;il serait bon qu&rsquo;il fasse le Camino et qu&rsquo;il se rende compte de ses abus.<br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">L&rsquo;estomac et vide et je suis contraint de me rendre au restaurant dans l&rsquo;espoir de manger une bonne pizza. Pas de chance, le restaurateur s&rsquo;est fait mal au dos et n&rsquo;a pas pu pr\u00e9parer le n\u00e9cessaire pour des pizzas. Les deux dames viennent aussi et s&rsquo;installent de leur c\u00f4t\u00e9. Je suis oblig\u00e9 de me rabattre sur un menu, cher, plus de vingt euros, sans entr\u00e9e, ni dessert, et une bonne bi\u00e8re. Bref, l&rsquo;arr\u00eat \u00e0 Esparros a consid\u00e9rablement \u00e9lev\u00e9 la moyenne de mes d\u00e9penses qui, depuis le d\u00e9part de Mirepoix, \u00e9tait rest\u00e9e aux alentours de vingt euros par jour. Nicole et Agn\u00e8s subissent les m\u00eames d\u00e9sagr\u00e9ments.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">*<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">La nuit est calme. Le lendemain matin, je m&rsquo;enfuis le plus t\u00f4t possible de cet accueil pas tr\u00e8s hospitalier pour les p\u00e8lerins. \u00c7\u00e0 et l\u00e0, je photographie les maisons \u00e0 vendre, nombreuses dans le secteur, en imaginant tel ou tel acheteur courageux pr\u00eat \u00e0 cr\u00e9er un h\u00e9bergement accueillant. La longue mont\u00e9e de cette matin\u00e9e est une des plus belles grimpettes du GR. Au cours de la mont\u00e9e, des chevreuils traversent la route et vont \u00ab aboyer \u00bb dans les futaies. Je les \u00e9coute un long moment, c&rsquo;est le printemps, j&rsquo;essaie de filmer et d&rsquo;enregistrer les cris. Longtemps j&rsquo;observe leurs silhouettes dans l&rsquo;ombre. \u00c7a drague derri\u00e8re les arbres. <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2383\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/esparros-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/esparros-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/esparros-768x576.jpg 768w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/esparros.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>La route, puis un chemin de pierres et d&rsquo;herbes, \u00e9choue sur une ligne de cr\u00eates qui s&rsquo;ouvre de tous les c\u00f4t\u00e9s. Au loin, surgit la cime de l&rsquo;Aiguille du Midi de Bigorre. Sans aucun doute, me voici sur un des plus beaux sites de cette ann\u00e9e, un lieu o\u00f9 l&rsquo;envie de fl\u00e2ner balaie les pr\u00e9cipitations. Je m&rsquo;assieds un long moment aupr\u00e8s d&rsquo;un arbre en songeant, sans doute avec quelque illusion, au bonheur que doit ressentir un berger sur ces hauts plateaux. Justement, j&rsquo;entends les tintements des clochettes d&rsquo;un troupeau de ch\u00e8vres. Y aurait-il une berg\u00e8re, une Manon des Sources des Pyr\u00e9n\u00e9es, cach\u00e9e quelque-part derri\u00e8re les rochers ?&#8230; et peut-\u00eatre en train de se baigner pr\u00e8s d&rsquo;une source ? Bon, ce n&rsquo;est plus de mon \u00e2ge et pas pour un handicap\u00e9 voyeur qui marche difficilement dans des hautes herbes, accompagn\u00e9 du tintamarre des b\u00e9quilles qui tapent sur le roc.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Dans le village d&rsquo;Esp\u00e8che, le GR d\u00e9gringole vers la rivi\u00e8re Arros, puis remonte, raide, vers une route d\u00e9partementale et le village de Bats\u00e8re. Ce passage casse les jambes. Un chemin de terre longe l&rsquo;Arros ainsi qu&rsquo;une route goudronn\u00e9e longent l&rsquo;Arros. La route bifurque et traverse de nouveau l&rsquo;Arros. Je ne suis pas tr\u00e8s content : depuis Esp\u00e8che, une petite route directe rejoignait directement la route d\u00e9partementale sur laquelle je chemine et permettait d&rsquo;\u00e9viter le crochet et les deux travers\u00e9es de la rivi\u00e8re. J&rsquo;aurais d\u00fb regard\u00e9 le plan. Le GR78, lui, continue du c\u00f4t\u00e9 gauche le long de l&rsquo;Arros, mais la route d\u00e9partementale fait de m\u00eame du c\u00f4t\u00e9 droit.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-2385\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/MoulinBaronnies-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/MoulinBaronnies-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/MoulinBaronnies-768x576.jpg 768w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/MoulinBaronnies.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/> Le Moulin des Baronnies n&rsquo;est pas loin. Je continue sur la route goudronn\u00e9e et j&rsquo;arrive dans ce lieu tranquille, v\u00e9ritable havre de paix au bord de la rivi\u00e8re. Quel soulagement ! L&rsquo;h\u00f4tesse m&rsquo;installe dans un dortoir tranquille et confortable avec vue sur la rivi\u00e8re, le moulin et l&rsquo;ensemble des b\u00e2timents. Il n&rsquo;y a personne en cette saison et possibilit\u00e9 de se ravitailler, de profiter des vaste et modernes installations, cuisine, salon, salle \u00e0 manger. Je peux laver le linge et le s\u00e9cher dans le vent, sous un beau Soleil de printemps. Les deux s\u0153urs, Agn\u00e8s et Nicole sont \u00e9galement arriv\u00e9es et commencent \u00e0 go\u00fbter le bonheur de la marche du Camino. Nous prenons une bi\u00e8re et partageons un pique-nique ensemble. Deux nouvelles personnes contamin\u00e9es !<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\">Seul souci : la prochaine \u00e9tape, Bagn\u00e8res de Bigorre, vingt-huit kilom\u00e8tres, est trop \u00e9loign\u00e9e. J&rsquo;analyse les plans. Y aurait-il moyen de couper ? Et pourquoi pas ? Il y a une petite route \u00e0 travers la montagne qui permet de rejoindre la cit\u00e9 thermale en \u00e9conomisant cinq \u00e0 six kilom\u00e8tres. Le sommeil vient vite, berc\u00e9 par l&rsquo;\u00e9coulement apaisant de l&rsquo;Arros.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\" align=\"left\"><span style=\"color: #000080; font-size: 10pt;\"><span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva,sans-serif;\"><a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2489\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><em>SUITE : Bagn\u00e8res-de-Bigorre et Lourdes<\/em><\/span><\/a><\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour page Compostelle Chemin Pi\u00e9montais (1) Chemin Pi\u00e9montais (2) Chemin Pi\u00e9montais (3) Chemin Pi\u00e9montais (4) Chemin Pi\u00e9montais (5) Chemin Pi\u00e9montais (6) Avril 2017, Moulin des Baronnies Saint-Bertrand-de-Comminges. Ce matin, j&rsquo;ai bien du mal \u00e0 m&rsquo;extraire de l&rsquo;h\u00e9bergement. Les escaliers qui &hellip; <a href=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=2366\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,8],"tags":[],"class_list":["post-2366","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-compostelle","category-voyages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2366","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2366"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2366\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2366"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2366"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2366"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}