{"id":1838603,"date":"2024-08-26T15:22:02","date_gmt":"2024-08-26T15:22:02","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=1838603"},"modified":"2024-08-26T15:50:24","modified_gmt":"2024-08-26T15:50:24","slug":"reussite-et-echec-deux-gros-menteurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/?p=1838603","title":{"rendered":"R\u00e9ussite et \u00e9chec, deux gros menteurs"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque j&rsquo;\u00e9tais \u00e9tudiant, j&rsquo;ai eu le bonheur irrempla\u00e7able d&rsquo;un professeur d&rsquo;\u00e9thique exceptionnel. Aujourd&rsquo;hui encore, son cours reste un arri\u00e8re-plan de l&rsquo;ensemble de ma r\u00e9flexion morale. Il \u00e9tait plut\u00f4t traditionnel, pas traditionaliste, et il est devenu aujourd&rsquo;hui une personnalit\u00e9 reconnue et parfois un peu crainte en Italie. Il m&rsquo;a fait d\u00e9couvrir ce que sont les normes morales, les valeurs, l&rsquo;obligation, la structure des vertus, la diff\u00e9rence entre \u00e9thique et morale (que je ne reprends pas ici) et bien d&rsquo;autres choses. Nous avons aussi parcouru l&rsquo;histoire de la morale : dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 et au Moyen-\u00e2ge, celle-ci est domin\u00e9e par le concept de \u00ab\u00a0bonheur\u00a0\u00bb. Avec la chevalerie, \u00ab\u00a0l&rsquo;honneur\u00a0\u00bb est essentiel au point que Dante a mis la tra\u00eetrise comme le pire des p\u00e9ch\u00e9s. Avec la bourgeoisie et surtout avec Kant, c&rsquo;est la notion de \u00ab\u00a0devoir\u00a0\u00bb qui devient primordiale.<\/p>\n<p>Comme travail de fin d&rsquo;\u00e9tudes, j&rsquo;avais travaill\u00e9 sur le Trait\u00e9 de la B\u00e9atitude de Thomas d&rsquo;Aquin, et j&rsquo;avais fait remarquer \u00e0 ce professeur que la vision du grand th\u00e9ologien m\u00e9di\u00e9val restait tr\u00e8s individualiste et que cela ne me convenait pas. Il m&rsquo;avait r\u00e9pondu que ma remarque \u00e9tait justifi\u00e9e et il m&rsquo;avait mis une excellente note (un 16, si je me rappelle, note tr\u00e8s rare de sa part). J&rsquo;avais en tout cas la meilleure note des \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>Ce qui est tr\u00e8s dr\u00f4le, c&rsquo;est que j&rsquo;ai toujours eu une allergie quasi physique \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de toute morale et de tout moralisateur ! Je fuis les donneurs de le\u00e7ons, les consultants et experts, comme la peste ! Chacun a ses contradictions !<\/p>\n<p>Depuis cette \u00e9poque, j&rsquo;ai pu d\u00e9couvrir d&rsquo;autres morales, d&rsquo;autres \u00e9thiques, comme bien s\u00fbr des morales plus r\u00e9volutionnaires ou plus sociales, et ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, plus \u00e9cologiques ; l&rsquo;\u00e9thique du travail revendiqu\u00e9e \u00e0 la fois par le capitalisme, le communisme (mais pas forc\u00e9ment le marxisme), le protestantisme vu par Max Weber ; ou une \u00e9thique comme l&rsquo;\u00e9thique de la responsabilit\u00e9, version <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hans_Jonas?wprov=sfla1\">Hans Jonas<\/a> ou Emmanuel L\u00e9vinas, qui a ma pr\u00e9f\u00e9rence. Cette \u00e9thique s&rsquo;inscrit dans un contexte de contrat, d&rsquo;o\u00f9 la responsabilit\u00e9 &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire de question-r\u00e9ponse -, et s&rsquo;il y a une responsabilit\u00e9 naturelle, comme celle des parents \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des enfants, elle demande \u00e0 \u00eatre librement choisie. Cela dit, m\u00eame la morale de la responsabilit\u00e9 a ses limites. Lesquelles ? Voir ci-dessous.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;ignore pas non plus la violente critique de la morale par Nietzsche, critique \u00e0 laquelle je souscris en partie, \u00e0 condition qu&rsquo;elle soit consid\u00e9r\u00e9e comme garde-fou et qu&rsquo;on n&rsquo;oublie pas que Nietzsche est un po\u00e8te. J&rsquo;ai aussi en t\u00eate la remarque de Kierkegaard selon laquelle une morale sans humour prive les humains de toute spiritualit\u00e9. Je rappelle toutefois que Kierkegaard visait surtout la morale bourgeoise. Quant au libertarisme actuel, qui n&rsquo;est pas une morale \u00e0 mes yeux, il d\u00e9bouche sur le n\u00e9ant et la tristesse&#8230; Mais c&rsquo;est un autre sujet.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-52322 size-medium\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/marx-et-marx-300x284.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"284\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/marx-et-marx-300x284.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/marx-et-marx.jpg 627w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Il est certain que faire de la morale l&rsquo;alpha et l&rsquo;om\u00e9ga de toute r\u00e9flexion philosophique, sociale, politique ou religieuse est l\u00e0 aussi plut\u00f4t triste. Aujourd&rsquo;hui, il est d\u00e9solant de s&rsquo;interdire de rire pour diverses raisons comme celle de ne pas vexer telle ou telle cat\u00e9gorie d&rsquo;individus ou telle communaut\u00e9. Pourtant rire est essentiel. Mais il est prudent (belle vertu m\u00e9di\u00e9vale) de rire dans des contextes temporels et spatiaux adapt\u00e9s. Comme handicap\u00e9 physique, je ris volontiers de moi-m\u00eame ou avec des amis handicap\u00e9s proches, mais je me garderai bien de le faire face \u00e0 une femme ou un homme qui vient de se faire amputer ou atteint d&rsquo;une maladie invalidante r\u00e9cente ou incurable.<\/p>\n<p>J&rsquo;ajoute que ma r\u00e9f\u00e9rence ultime dans le domaine spirituel face \u00e0 la souffrance et au mal, reste le petit trait\u00e9 de spiritualit\u00e9 de Pierre Teilhard de Chardin, \u00ab\u00a0Le milieu divin\u00a0\u00bb. Cet ouvrage recouvre \u00e0 mes yeux tout syst\u00e8me \u00e9thique qui aurait la pr\u00e9tention d&rsquo;\u00eatre universel et \u00e9ternel. Petit trait\u00e9 \u00e0 lire les yeux ouverts, avec la conscience de ses d\u00e9fauts naturellement, de son r\u00e9f\u00e9rentiel j\u00e9suite d&rsquo;autre part, une fois qu&rsquo;on a bien ri avec Nietzsche ou avec Francis Blanche par exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<div id=\"attachment_267\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-267\" class=\"wp-image-267 size-medium\" src=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/martha-argerich-piano-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/martha-argerich-piano-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/martha-argerich-piano-400x300.jpg 400w, https:\/\/blog.nicolasderauglaudre.net\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/martha-argerich-piano.jpg 480w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-267\" class=\"wp-caption-text\">Martha Argerich<\/p><\/div>\n<p>Bien : et qu&rsquo;en est-il des valeurs dominantes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ? Suite aux JO, suite \u00e0 la lecture de 90% de nos magazines, suite encore \u00e0 la vision de nos journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s et de s\u00e9ries diverses, suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute comique des experts en entreprise, on peut dire sans d\u00e9tour que la valeur dominante d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est la r\u00e9ussite face \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec. Bravo \u00e0 celles et ceux qui r\u00e9ussissent, malheur \u00e0 ceux qui \u00e9chouent&#8230; quand il n&rsquo;y a pas un \u00eatre sarcastique qui souffle : \u00ab\u00a0s&rsquo;il rate, c&rsquo;est de sa faute !\u00a0\u00bb. R\u00e9ussites et \u00e9checs sont relatifs \u00e0 une \u00e9chelle de valeurs qui place en id\u00e9aux des personnages reconnus qui donnent l&rsquo;impression d&rsquo;avoir \u00ab\u00a0r\u00e9ussis\u00a0\u00bb: riches, saints, beaux, puissants, intelligents, virtuoses, r\u00e9volutionnaires, etc. Albert Einstein, Marguerite Yourcenar, Teddy Riner, Martha Argerich sont des personnages admirables, sans aucun doute. L&rsquo;admiration devant de grands personnages est une attitude d&rsquo;adolescent : n\u00e9cessaire \u00e0 tel moment de la vie, empoisonnante ensuite. Dans tous ces cas de figure, on oublie que le contexte socio-\u00e9conomique, la chance, la g\u00e9n\u00e9tique parfois, le hasard aussi, tout autant que le travail, sont des param\u00e8tres qui expliquent en grande partie ces r\u00e9ussites. Inversement nombre d&rsquo;\u00e9checs sont li\u00e9s \u00e0 ces m\u00eames param\u00e8tres, la chance en moins. Le philosophe de l&rsquo;\u00c9cole de Francfort, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Axel_Honneth?wprov=sfla1\">Axel Honneth<\/a>, y ajoute la reconnaissance&#8230; ce en quoi je partage son point de vue. Certains travaillent beaucoup, arrivent parfois \u00e0 des cr\u00e9ations in\u00e9gal\u00e9es, mais ne seront jamais reconnus. Et puis le travail est-il la valeur ultime de toute vie sociale r\u00e9ussie ?<\/p>\n<p>Si la morale est un moyen de lutter contre le mal, contre les maux, il convient toutefois de rester tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de ceux qui esp\u00e8rent circonscrire l&rsquo;origine des maux. \u00c7a marche parfois. Nombre de malheurs sont aujourd&rsquo;hui surmont\u00e9s gr\u00e2ce aux progr\u00e8s scientifiques, m\u00e9dicaux, sociaux, \u00e9cologiques, sportifs, ludiques, voire intellectuels. Cependant tous ne le sont pas et certains ne le seront jamais. C&rsquo;est le m\u00e9rite du Livre biblique de Job, et de tous ceux qui se situent dans son aval, de le rappeler avec force : toute tentative de donner raison d\u00e9finitive au mal est vou\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec. M\u00eame le dogme du p\u00e9ch\u00e9 originel, sp\u00e9cifique au Christianisme, n&rsquo;y parvient pas. M\u00eame Paul de Tarse n&rsquo;ose aller si loin. M\u00eame chose de la r\u00e9flexion \u00e0 moiti\u00e9 juste, mais na\u00efve, de Leibniz. A fortiori, une morale fond\u00e9e sur la r\u00e9ussite et l&rsquo;\u00e9chec para\u00eet d&rsquo;un ridicule affligeant face \u00e0 Job, face aux trag\u00e9dies qui s\u00e8ment l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e humaine, face au malheur innocent, face \u00e0 la vieillesse et \u00e0 la mort.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas de sombrer dans le travers inverse : celui de la fatalit\u00e9 face au malheur. Il sert souvent d&rsquo;alibi pour se d\u00e9responsabiliser face \u00e0 des maux ou des situations dans lesquelles on s&rsquo;est soi-m\u00eame mis ou sur lesquels on peut agir. La fatalit\u00e9 ou le destin ont aussi servi \u00e0 des inquisitions religieuses ou \u00e0 des magiciens pour s&rsquo;arroger le droit de manipuler des esprits simples ou d&rsquo;exercer des contraintes mal\u00e9fiques sur des individus et des soci\u00e9t\u00e9s. L&rsquo;\u00e9quilibre \u00e0 trouver passe par le proc\u00e8s de la raison analytique, une bonne dose d&rsquo;esprit critique et un peu d&rsquo;humour. Penser \u00e0 \u00c9rasme par exemple, bon contrepoids \u00e0 Calvin ou \u00e0 Luther, quand ces deux-l\u00e0 \u00e9taient un peu trop fanatiques (pas toujours, heureusement) !<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p>Maintenant peut-\u00eatre voulez-vous savoir comment je d\u00e9passe ce couple mensonger r\u00e9ussite-\u00e9chec ? J&rsquo;ai plein d&rsquo;id\u00e9es qui me viennent \u00e0 la fois du monde biblique, de la pens\u00e9e philosophique (Hegel, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alfred_North_Whitehead?wprov=sfla1\">Whitehead<\/a> -un de mes penseurs de chevet-, Bergson ou Ric\u0153ur par exemple), des sciences ou simplement de l&rsquo;amiti\u00e9. En gros : et si on lisait sa vie non comme une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9checs et de r\u00e9ussites, mais comme une histoire \u00e0 raconter. Une histoire o\u00f9 malheurs et humour se m\u00ealeraient (j&rsquo;ai toujours song\u00e9 que le souterrain entre trag\u00e9die et com\u00e9die est plus peupl\u00e9 qu&rsquo;on ne l&rsquo;imagine). Oh, les \u00e9v\u00e8nements qui arrivent, qui nous arrivent, ne sont pas toujours dr\u00f4les. Mais inscrits dans une histoire, un \u00ab\u00a0process\u00a0\u00bb, \u00e9crit\u00a0 Whitehead, ils drainent des contextes, des environnements, des temporalit\u00e9s et surtout des rencontres, qui colorisent et parfument les faits. Et surtout ils \u00e9largissent notre espace, nos sens et notre esprit. Oui, je le reconnais : ce n&rsquo;est pas simple, loin de l\u00e0. C&rsquo;est pour cela que j&rsquo;aime la Bible : non pour ses valeurs (bof !), mais pour son tissu d&rsquo;histoires, pour l&rsquo;\u00e9tendue du temps, pour les amiti\u00e9s et les combats, pour les nuits et les jours, pour les confiances et les trahisons surmont\u00e9es, pour les cris et les rires, pour un Adona\u00ef (le Dieu proche du peuple) beaucoup plus silencieux que bavard. Et il y a de quoi rire et de quoi pleurer, rager, aimer&#8230; Si, cher lecteur, tu ne le crois pas, je peux tr\u00e8s facilement te le montrer. C&rsquo;est aussi pour cela que j&rsquo;aime toujours autant Teilhard : c&rsquo;est parce qu&rsquo;il fait de la terre, du temps et de la vie de chacune et de chacun, quelque chose de divin. Pas besoin d&rsquo;\u00eatre brillant et de r\u00e9ussir pour cela.<\/p>\n<p>PS. Je n&rsquo;ai pas ou plus d&rsquo;admiration pour Teilhard ! Cela fait longtemps qu&rsquo;il est descendu \u00e0 mes yeux de sa sph\u00e8re c\u00e9leste. Je l&rsquo;aime, simplement, avec son histoire, ses d\u00e9fauts, ses amiti\u00e9s et ses qualit\u00e9s. Et je garde mon esprit critique&#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j&rsquo;\u00e9tais \u00e9tudiant, j&rsquo;ai eu le bonheur irrempla\u00e7able d&rsquo;un professeur d&rsquo;\u00e9thique exceptionnel. Aujourd&rsquo;hui encore, son cours reste un arri\u00e8re-plan de l&rsquo;ensemble de ma r\u00e9flexion morale. 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