ZimZum (4)

Article précédent

Thème : entrons avec prudence dans l’univers d’Isaac Luria, du Zimzum (le retrait originel de Dieu) et quelques autres symboles… assaisonnés à la sauce « Nicolas papillon ». Vision étonnante et questionnante, qui peut enthousiasmer un chercheur de vérité… mais qui demande de rester prudent quant à leur interprétation.

Le "lion" Isaac Luria

Le « lion » Isaac Luria

Le mythe de Luria qui tapisse le fond de sa vision s’inscrit comme réponse spirituelle et engagée à l’expulsion des juifs d’Espagne. Au lieu de considérer cette douloureuse expérience comme une épreuve morale, Isaac Luria estime qu’au contraire elle révèle et symbolise une réalité mystique : à savoir la vie même de Dieu dans son processus intime de création permanente. Dieu, l’Adonaï et l’Elohim biblique, est sans cesse en exil de lui-même. Il s’agit d’une vérité ultime. Isaac Luria va articuler sa méditation autour de trois grands mythes. Le mythe du ZimZum, celui de la Schebira ou « brisure des vases », celui du « Tikkun », c’est-à-dire la consommation extérieure, harmonieuse et réparatrice qui ramène Dieu à lui-même et la création à elle-même, via la médiation de l’homme -ou plus exactement de ce qu’il appelle « l’Adam Kadmon ».

Je rappelle qu’il faut lire l’idée de « mythe » de la Kabbale sous la perspective symbolique au sens fort : le symbole révèle et actualise dans le geste, dans la réalité physique et dans le langage (figure sociale) une face cachée du réel (figure obscure). Parce que le Judaïsme repose sur la condamnation de l’idolâtrie, de la magie et des mythes anciens, les kabbalistes s’autorisent à dessiner une nouvelle mythologie à l’intérieur de l’espace ouvert par la tradition juive. Ils se permettent cette insolence puisque, selon eux, les rabbins n’ont plus été capables de parler au peuple. Ils ne se proclament donc pas « extérieurs » au Judaïsme, mais acteurs au coeur du Judaïsme. Gershom Scholem et bien d’autres avec lui estiment qu’un des points essentiels du Judaïsme est la confession au Dieu vivant, là, concret dans l’histoire des hommes… Il n’est pas à chercher dans un panthéon imaginaire. Mais comme ils conjuguent cette confession avec la condamnation de l’idolâtrie et la critique de la mythologie, le nouveau « mythe » kabbaliste surgit comme dépassement du stade du risque d’idolâtrie. Il symbolise l’épopée du Dieu vivant dans le réel présent. Mieux que cela : afin de parer la critique idolâtrique, Luria intègre le risque et l’inconnaissance -ou plus exactement l’aventure existentielle- dans sa vision. Acrobatie délicate, reconnaissons-le.

L’histoire lui a rendu raison puisqu’Isaac Luria est considéré comme un des plus grands spirituels du Judaïsme, et par delà du Judaïsme de toute l’histoire spirituelle et religieuse. Il n’est pas un hérétique ou un ermite perdu dans sa contemplation.

*

À l’origine, donc, Dieu crée librement, écrit la Genèse. Les grands mythes religieux, eux, racontent une apparition du monde via une déchéance, une émanation ou une nécessité divine. Rappelons que souvent, dans les grands mythes, le monde dans lequel nous vivons survient à partir d’un drame divin, dans les châteaux ou les jardins d’un Panthéon ou dans des paysages naturels. Je ne dis pas que c’est idiot, mais encore faut-il savoir interpréter ces mythes avec de solides fondements philosophiques. La Bible, de son côté, reste évasive et se contente d’affirmer un acte et des étapes de création, sans dire pourquoi. Liberté divine, écrivent nombre de théologiens. Par amour, commentent-ils, donc sans raison : par simple nécessité de faire apparaître des êtres libres, capables à leur tour d’aimer. Ce n’est déjà pas mal, c’est même magnifique. Le pourquoi existentiel de cet acte d’amour libre apparaît à travers l’entrée des récits bibliques dans l’histoire des hommes et non dans un ciel imaginaire, au milieu de disputes divines. Je reste prudent, bien sûr, puisque les histoires d’Adam, celle du Caïn et Abel, celle du Déluge et de la Tour de Babel, restent de structure mythique. Comme le lecteur le remarquera, on est vite entraîné sur des pentes savonneuses où nos petites interprétations personnelles ou religieuses prennent le dessus sur l’éventail des significations.

Le mot « Dieu » est un piège. Dans la vision des kabbalistes de Safed, il n’a pas de contenu -ou plus de contenu-. Il importe, à ce stade, de balayer toutes les représentations divines que chacun se fabrique dans sa caboche (Toute Puissance, Super organisateur ou programmateur, Empereur des Mondes, Grand Moraliste, Bien supérieur, Vieux Barbu à la barbe infinie, panthéons divers, Esprit caché dans la nuée, etc.) et naturellement tout ce qui est induit dans les religions instituées ou réformées. Pas d’image à l’exception d’une seule peut-être : le Dieu de Luria et des kabbalistes est un Dieu vivant, donc libre, autonome et créateur (ou fécondateur, engendreur, etc.). Dans la Kabbale, la Vie n’est pas un attribut divin, ai-je déjà expliqué, mais l’essence même de Dieu. Mais à l’origine il n’a pas de contenu. Il est vide.

Que dit Luria, d’après Scholem et les divers interprètes de sa pensée, de l’origine du réel. Au commencement, Dieu se retire de lui-même, il quitte son espace de vie et d’existence. Toutes les puissances divines, continue Scholem à partir de Luria, se rassemblent et se concentrent en un point originel. Il ne s’agit nullement d’une crise originelle ou d’une contrainte extérieure, mais d’un acte libre. En d’autres termes, Dieu disparaît. L’unique garantie pour que quelque-chose puisse exister sans être Dieu est dans cette concentration infinie. Scholem indique que le point de concentration n’est même pas centré (pardonnez cette contradiction dans les mots). Luria précise qu’il est extérieur à son propre espace. Dieu est infiniment caché, comme anéanti, comme absent de son propre espace. Si au cours du processus qui suit, un être créé cherche l’essence divine des origines, il ne la trouvera pas… même pas dans les sphères religieuses ou spirituelles : il en est absent là aussi. Dieu absent du religieux !

creation-vide

Ben, il est où ?

Imaginons la fresque de Création de la Chapelle Sixtine où Dieu est absent… où Michel-Ange, par un trait de génie, l’a placé dans un point quelque part, mais on ne sait pas où.

Doit-on extrapoler ? Non, s’il vous plaît !

Que les chrétiens qui lisent ces lignes me pardonnent si j’affirme qu’il faut être prudent dans toute interprétation hâtive. Certains d’entre eux, bien informés, objecteront : « Mais on trouve cela chez Paul, dans l’Épitre aux Philippiens, par exemple. Paul, parlant du Christ Jésus, n’écrit-il pas « qu’il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave et se faisant semblable aux hommes ». Oui, bien sûr, il y a quelque-chose de cela chez Paul, sauf que pour l’Apôtre, le néant c’est l’homme. La pensée de Paul se situe encore à l’intérieur d’un paradigme hiérarchique de haut et de bas, Dieu est en haut et l’homme en bas. Pas très sympa pour la dignité positive de l’homme et du monde. L’homme n’est que néant ! Ou presque. On sait les dérives que cette vision négative de l’homme a entraînées. Luria, au contraire, désire investir l’homme et la création toute entière d’une dignité inégalable. Mais pas sans combat. Je reviendrai sur ces questions, parce que mon exégèse lépidosophique peut paraître superficielle et hâtive. Difficile de faire autrement. Luria dit lui-même qu’il est impossible de saisir correctement sa vision car elle déborde sans cesse toute emprise de la raison et du langage social et religieux.

Chez Luria, la contraction infinie n’est pas accidentelle ou épisodique. Elle est essentielle. Dieu s’exile de lui-même. En ce sens, l’exil lui-même prend une consistance métaphysique, pour parler comme les philosophes.

Toujours actuel...

Toujours actuel…

Message envoyé aux exilés d’Espagne : l’exil n’est pas un accident de l’histoire juive, mais l’essence même de votre condition. Par delà votre condition, il s’agit de l’humanité elle-même et, pourquoi pas, celle de l’univers lui-même. Mais là encore, j’invite à la prudence, car l’humanité a une autre vocation sur laquelle je reviendrai plus loin. Ne me faites pas dire que « l’exil est un bien » ! La notion de « bien » est à mettre entre parenthèses. De plus, la notion d’exil loin de soi est également interprétée dans un sens doloriste et sentimentale : je pense à certaine prière mariale par exemple… la vallée de larmes. Restons dans le domaine du récit symbolique, sans affectation, ni sanglots.

Le retrait de Dieu en lui-même s’appelle le « ZimZum ». Voilà, le mot est lâché.

Luria n’invente pas l’idée selon laquelle l’exil est l’essence de la condition juive et plus largement la condition de toute création, humaine comprise. Elle renvoie à la chute de Jérusalem conquise par les babyloniens et la captivité… qui marque la véritable apparition du Judaïsme -bien plus que l’épopée de l’Exode et de Moïse, selon de nombreux analystes littéraires et historiens de ces dernières décennies-. Isaac Luria n’en est donc pas l’inventeur, écrit Scholem. Il s’inscrit dans une tradition spirituelle. Quant à l’idée du ZimZum, il y en a quelques traces auparavant. Mais Luria place le ZimZum au centre de sa vision et en développe la signification. Si j’étais plus précis, j’écrirais que chez le mystique kabbaliste, elle est nécessaire pour faire face à des questions fondamentales de la vie, de la mort, du mal, voire de la simple observation appelons-la « objective » du réel. Luria pose trois questions : « Comment peut-il y avoir un monde si Dieu est partout ? » Sous entendu, un monde libre et responsable, idée que reprend Hans Jonas, cité précédemment, à la fois dans son opuscule « le concept de Dieu après Auschwitz », à propos de l’absence de Dieu dans les camps d’extermination ; et dans son pavé « le Principe Responsabilité », à propos des enjeux écologiques. Deuxième question : « Comment peut-il y avoir des choses qui ne soient pas Dieu ? », complément réciproque de la première question. Troisième question, inspirée par la théologie rabbinique et par la tradition chrétienne scolastique : « Comment Dieu peut-il créer un monde « ex nihilo », à partir de rien, s’il n’y a pas du néant quelque part en Dieu lui-même ! Ce faisant, Luria ose effectivement affirmer cette proposition profondément scandaleuse : oui, il y a du néant en Dieu. Il va même plus loin : il y a du mal en Dieu !

Ouh la la ! J’imagine toutes les vierges et les bigots effarouchés : « Mais voyons, Dieu est infiniment bon, il est infiniment amour ! ». Allez allez, gommez-moi tous ces présupposés sentimentaux. L’amour divin est un amour vivant, créateur. La vie (et donc la mort) est la mesure de toute chose. Et encore, j’anticipe… Toutes ces belles considérations sur l’Amour divin et tout le tralala à la mode reviendront en leur temps. Pour faire plaisir aux esprits inquiets, j’ajoute que, d’après Scholem, Isaac Luria explique que le ZimZum, l’anéantissement divin, est bien un acte d’amour. L’amour n’a pas de raison, sinon celle de désirer faire exister l’autre. Et l’autre, non comme esclave ou comme adorateur soumis, mais comme partenaire libre… comme ami. Pourquoi pas ? Abraham était appelé « l’ami de Dieu », et, pour les chrétiens, le Christ Jésus a dit à ses disciples : « je ne vous appelerai plus serviteurs, mais amis ». Mais quelle amitié ? Quel amour ? Bref, là aussi, il faudrait faire le ménage dans nos projections religieuses, sentimentales et inconscientes mises sur le mot « amour ».

Retour en arrière : le ZimZum est l’anéantissement de Dieu, lequel néant est présent dans son essence même.

*

Dans le mouvement originel de retrait de Dieu hors de lui-même, dans le ZimZum donc, deux points sont à noter. Le premier, c’est que si Dieu se retire, dans cet espace abandonné restent des vestiges, des traces. Non Dieu lui-même, mais comme une forme, un flux, de son passage. Je songe à ce texte biblique où Moïse ne voit Adonaï que lorsqu’il est passé. Une image personnelle : quand le vent souffle sur le sable, il laisse des traces, dunes, vagues, etc. Fin de l’image. Précisons ici un paramètre essentiel pour ne pas se laisser immobilisé dans les catégories passé-présent-futur : quand je parle de mouvement, d’étapes, il ne s’agit pas de temps chronologique. Il s’agit, dans la pensée de Luria et dans la mystique kabbaliste en général, de la structure divine elle-même, si je puis me permettre ce concept maladroit et pas très d’époque. Le temps chronologique, au sens où nous l’entendons et le vivons, ne viendra que plus tard, après bien des étapes. L’espace originel que Dieu a quitté, c’est « l’En Sof » ou le « Plérôme », la présence lumineuse. L’En Sof était déjà présent dans le Zohar. Il ne désignait pas le vide, ou le rien comme si l’être n’était qu’une apparition, une substance, un surgissement au-dessus du néant. C’est l’inverse : le néant est présent à l’intérieur de l’être. Il me semble avoir lu quelque chose de semblable chez Bergson. Si un lecteur peut me dire où, ce serait sympa. L’En Sof n’est donc pas le grand rien ou le grand vide, mais « l’aura de lumière », infinie et sans commencement.

tribunal-kantienJe ne vais pas non plus m’amuser à soumettre, puis filtrer, ces images symboliques au sas du tribunal kantien et de ses antinomies ! On ne s’en sortirait pas, d’autant plus que la pensée philosophique classique est assez embarrassée avec l’univers de la mystique. Le Zohar est un texte compliqué et ésotérique d’une certaine manière : il exige une herméneutique qui précède la critique kantienne, en raison de son genre littéraire.

Les traces laissées sont comme des habitations vides -nous sommes toujours dans le symbole- ou un arbre mort. Plus exactement, ces vestiges sont les formes des « sephiroth » (« sephira » au singulier) qui sont les puissances d’action divine. Elles sont au nombre de dix (comme les dix commandements de la Torah). Isaac Luria symbolise ces vestiges par des vases vides. Image encore liée à la forme et non au contenu. Les Sephiroth forment un arbre, vision organique au coeur de la Kabbale qui me parle beaucoup, dois-je l’avouer… et qu’il ne faut jamais omettre. Mort et vie. Le lien avec le texte du Jardin de la Genèse dont le centre est occupé par l’Arbre de Vie doit aussi être présent à l’esprit. Si l’on désire connaître la structure et les interactions des Sephiroth, je renvoie aux nombreux sites et schémas qui parcourent le Web. Il n’y en a pas « d’orthodoxe »… et ils sont divers.

Pour être franc, je suis très circonspect, voire critique, à l’égard des développements autour des Sephiroth sur internet. Ils ressemblent trop à des pratiques magiques (la face sombre de l’ésotérisme) au détriment d’une authentique recherche spirituelle. Pour cette raison, je reste assez flou d’un point de vue philosophique et je demande au lecteur de me pardonner ma réserve. Toutefois, on peut lire la vision lurianique comme une sorte de didactique mystique. Gershom Scholem consacre un long chapitre passionnant sur la mystique dans le premier chapitre de son vaste ouvrage : « les grands courants de la mystique juive ». Je l’ai légèrement développé dans le premier article. Il est valable pour toutes les mystiques.

Le second point essentiel lié au ZimZum concerne la proposition selon laquelle le mal préexiste en Dieu. Cette proposition est profondément blasphématoire au regard de la tradition rabbinique et de la plupart des doctrines des religions monothéistes. Dans la pensée de Luria, tout se joue dans le moment qui suit immédiatement le mouvement de contraction initiale. Isaac Luria explique que les « forces de justice » se libèrent, forces anonymes et quantitatives, pourrait-on dire aujourd’hui. Elles se déchaînent, même. Il n’y a pas d’amour, ni de subjectivité, là. Il s’agit de rétablir la justice là où le mal sévit. Ce moment du vaste process de création est essentiel : ce n’est pas la peine de parler de pardon, de miséricorde, d’amour s’il n’y a pas la traversée de la figure et du moment de la justice. Qui est aussi celui de la libération de la parole, du « procès » de la Parole. Bon, c’est moi qui interprète philosophiquement et « bibliquement » : Dieu crée par la parole, dit la Genèse. Il n’est ni question d’amour dans le texte… et le débat reste ouvert pour interpréter la signification du Tohu Bohu initial : le néant ?

*

justice

Justice aveugle, avec son glaive et sa balance. Vision plutôt greco-romaine, voire égyptienne… Mais pourquoi pas ?

Voilà. Les conditions du processus de création sont posées. À l’origine, il y a l’En Sof, la lumière originelle, mais aussi l’espace informel de la présence divine. Chez Luria, cette présence est personnelle, capable de volonté, de relation, d’autonomie et d’action. Ce n’est pas le cas d’autres traditions antérieures de la Kabbale. Mais l’affirmation du Lion de Safed permet de montrer que le mouvement du ZimZum est un acte libre. Puis vient le moment du ZimZum : Dieu se retire de lui-même, se concentre dans l’infiniment ponctuel. Isaac Luria va jusqu’à affirmer qu’il perd sa personnalité, sa conscience. Désormais la signification religieuse, voire scientifique, de la création et le sens même de cette création… voire l’existence de Dieu lui-même, sont suspendus à la garde de celui qui devra et saura lui faire face. Et là, commence la véritable aventure et le risque de la Création : « Pourvu que ce monde tienne ! ». Les forces de justice se libèrent, révèlent le Mal face à la puissance de la Parole. C’est le temps du « DÎN », avec son cortège froid et impartial de sévérité, de balance, de jugement et de condamnation (possible) des acteurs qui vont apparaître.

Mais au fait, qui sont-ils, ces acteurs ?

Rappel important : il faut s’abstraire de toute représentation cosmologique, biologique et anthropologique, SVP… se dégager d’une représentation liée à la vision du monde de l’époque et a fortiori, de la nôtre, avec son Big Bang, ses étapes chronologiques d’inflation et d’expansion de l’Univers, ou d’évolution biologique à la surface d’une ou de plusieurs planètes. Non, non… La cosmologie ne vient que bien plus tard. Ceux qui ont lu le mythe de Hans Jonas dans « Le concept de Dieu après Auschwitz » doivent rester aussi sur la réserve. Jonas projette (intelligemment à mon sens) la vision de Luria sur notre cosmologie contemporaine. Mais j’ai lu tellement de sottises sur le sujet (même dans les couloirs du Vatican et les écrits d’intellectuels reconnus) que j’insiste lourdement sur la prudence à observer. Restons sur le territoire du symbole avec sa face sociale et sa face nocturne.

Prochain article : bientôt.

Récit d'un unijambiste
sur le Chemin de Compostelle
106 jours de marche, à 2 Km/h
et 14 Km/jour sur 1540 Km...

- Difficultés et joies de la marche d'un handicapé physique -
Ce contenu a été publié dans Spiritualité-religion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *